Devenir Franc-Maçon

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POURQUOI DEVIENT-ON FRANC-MAÇON

La première raison est fournie par la vie de tous les jours. Aussi heureux que soit un homme au sein de sa famille ou de sa profession, il lui arrive d’éprouver le besoin de contacts humains différents de ceux qui lui sont donnés par sa vie quotidienne et de participer à une association dont il sait qu’elle est habitée par un esprit d’amitié fraternelle.

La deuxième raison qui initie généralement un « profane » à demander l’entrée du Temple est d’ordre intellectuel ou spirituel. Est-il nécessaire de rappeler en passant qu’il n’est nullement besoin qu’un homme soit un « intellectuel » au sens professionnel du mot, pour avoir des préoccupations d’ordre intellectuel. Il suffit qu’il soit un homme d’esprit ouvert et qu’il pense à quelque chose de plus qu’à son confort matériel et à son gagne-pain de tous les jours. Or l’homme qui réfléchit se pose des questions auxquelles il se sent tantôt capable et tantôt incapable de trouver des réponses. Dans un cas comme dans l’autre, il souhaite confronter ses réponses ou ses interrogations à celles d’autres personnes. Il sait, pour l’avoir entendu dire, qu’en Franc-Maçonnerie il pourra le faire sans crainte, sans gêne, sans réserve mentale d’aucune sorte, car la Loge Maçonnique a la réputation d’être un lieu où règne la tolérance. Là encore, le candidat n’aura pas fait fausse route, car la tolérance est une des qualités majeure de l’esprit maçonnique.

La tolérance que pratique le Franc-Maçon est d’abord le respect de l’autre. Ce respect le conduit à être attentif à l’autre, réceptif à ses propos, de sorte que, par un effet naturel d’une communication ainsi libérée, il pourra découvrir dans la pensée d’autrui le mot, la phrase ou l’idée qui viendra enrichir sa propre pensée ou rectifier son propre jugement.

Dans le calme voulu de nos Loge, à l’abri des turbulences de l’actualité qui ne fait que passer, même si elle est angoissante, la Franc-Maçonnerie, société initiatique se veut être le lieu privilégié ou s’élabore le progrès de l’esprit, et c’est en cela qu’elle est à la pointe du progrès humain.

QUELQUES RÉPONSES À VOS QUESTIONS

QUAND UN HOMME OU UNE FEMME EST-IL FRANC-MAÇON?

  • Lorsqu’il peut regarder par delà les rivières, les collines et le lointain, profondément conscient de sa propre petitesse dans le vaste dessein des choses et garder cependant la Foi, l’Espérance et le Courage.
  • Lorsqu’il sait au fond de lui-même que tout homme, toute femme est aussi noble, aussi vil, aussi admirable, aussi diabolique, aussi solitaire que lui, et qu’il cherche à connaître, à pardonner et aimer ses semblables.
  • Lorsqu’il sait sympathiser avec les hommes et les femmes dans la peine, voire dans leur péché, sachant que chaque homme, chaque femme lutte avec acharnement contre de nombreux obstacles.
  • Lorsqu’il a appris comment se faire des amis et comment les garder, surtout comment rester en paix avec lui-même.
  • Lorsqu’il aime les fleurs, peut chasser les oiseaux sans fusil et ressentir la joie lointaine lorsqu’il entend le rire d’un petit enfant.
  • Lorsqu’il peut être heureux et garder la grandeur d’âme parmi les plus basses besognes de la vie.
  • Lorsque les arbres couronnés d’étoiles et le reflet du soleil sur les eaux mouvantes le remplissent de douleur comme le souvenir d’un être aimé qui serait disparu depuis longtemps.
  • Lorsqu’aucun cri de détresse ne parvient à son oreille en vain et qu’aucune main ne cherche son aide sans réponse.
  • Lorsqu’il voit le bien dans chaque croyance qui aide tout homme à aspirer aux choses les plus élevées et à voir les significations solennelles de la vie quelle que soit cette croyance.
  • Lorsqu’il peut regarder dans une flaque d’eau et y voir autre chose que de la boue, contempler le visage de l’être le plus misérable et y voir autre chose que le péché.
  • Lorsqu’il sait prier, aimer, espérer.
  • Lorsqu’il a gardé la foi en lui-même, en son prochain, en son Dieu, dans sa main une épée contre le mal, dans son cœur une chanson, la joie de vivre et sans la crainte de mourir.

Chez un tel homme – qu’il soit riche ou pauvre, érudit ou illettré, illustre ou inconnu – la Maçonnerie a façonné son doux ministère.

D’ OÙ VIENT LA FRANC-MAÇONNERIE?

Certains historiens font remonter l’origine de la Franc-Maçonnerie à Adam et Ève qui travaillaient en parfaite égalité, initiés directement par Dieu. D’autres lui donne comme fondateur Salomon, Jésus, les Esséniens, ou même les Chinois. Cela signifie que très rapidement au cours de son histoire, l’homme s’est interrogé sur lui-même comme sur ce qui l’entoure: les individus qu’il côtoie, la communautéé dans laquelle il vit, les activités qui sont les siennes. Mais il a également eu un autre besoin vital: celui de l’échange et du partage avec les autres. C’est ainsi que très tôt, l’homme a pris des habitudes communautaires, des habitudes de travailler ou de réfléchir en groupe. En effet, chez les Égyptiens, les Perses, les Syriens, les Grecs, et les Romains, on mentionne à maintes reprises l’existence de groupements professionnels, spécialement chez les constructeurs d’édifices.

Cette « spécialité » des constructeurs est importante car, dans la plupart des cas, exercer un métier était une fonction éminemment sacrée où chaque pensée, chaque acte d’importance s’inscrivait dans une logique et un univers où les dieux étaient présents. C’est pourquoi, l’architecture apparaît très vite hautement symbolique parce qu’elle requiert un important savoir « scientifique » et un réel talent artistique, mais aussi parce qu’elle préfigure le mythe de la construction. Cela met en lumière la pleine affirmation de l’homme: construire le temple, c’est construire l’homme.

Comme ces associations sont parfaitement intégrées à la société romaine, elles accompagnent celle-ci partout où ses conquêtes la mènent, tant et si bien qu’au fil des décennies on en retrouve bientôt des traces aux quatre coins de l’Europe, à mesure que s’étend le vaste Empire Romain. L’avènement du christianisme ne parvient pas à ralentir cet élan novateur, tout juste réussit-il à remplacer les dieux tutélaires par les saints patrons et à introduire un symbolisme aux consonances chrétiennes. Ainsi, non seulement la participation de Dieu était indispensable au chrétien pour parvenir à la bonne exécution de sa tâche, mais l’homme de son côté, par son travail, participait à l’œuvre créatrice de Dieu. Entre le VIIIème et le Xème siècle, à mesure qu’elle étend son influence sur le monde occidental, la multiplication des lieux de culte et des couvents catholiques tisse un réseau serré de relations étroites où, sous la forme d’associations monastiques, favorisées par les bénédictins ou les cisterciens, les seuls architectes dignes de ce nom vont se retrouver.

Progressivement, avec le renoncement aux affrontements guerriers, la sécurité va favoriser les échanges commerciaux et permettre aux artisans de venir s’installer dans les lieux fortifiés. Dans cet immense bouillonnement d’idées et de création, des associations de laïques s’affirment au grand jour, hors des couvents, dans de nouvelles organisations que l’on appelle les confréries. En leur sein, le travail conserve son caractère sacré, la religion reste la dominante de la vie professionnelle et la fraternité une coutume plus affirmée que jamais. Rapidement, ces confréries d’artisans, protégées par des ordres militaires tels que les Templiers, vont recevoir certaines libertés hors du commun, les « franchises ». Ces professions s’appelleront donc désormais, Francs-Mestiers, comme par exemple les Franc-Maçons constructeurs. Dans l’Europe du Moyen-Âge et de la Renaissance, en donnant à leur profession les aspects d’un culte, les artisans vont fermer celle-ci à toute personne n’exerçant pas le métier. C’est en 1717 que la franc-maçonnerie moderne va voir le jour parce que quatre loges de maçons acceptés (c’est-à-dire de maçons qui ne sont pas des ouvriers de métier, mais ont progressivement été admis dans les loges) vont se réunir afin de s’organiser et de se structurer.

COMMENT ENTRER EN FRANC-MAÇONNERIE ?

Un grand Maître écrivit un jour ce qui suit sur la Franc-Maçonnerie:

La Franc-Maçonnerie est un ordre qui se situe hors du temps et de l’espace. Elle unit des Initiés de tous lieux et de toutes époques, gens de toutes conditions, de toutes origines et de toutes religions, croyances ou philosophies, qui conjuguent leurs efforts en vue de la construction du Temple idéal de la Vérité, de la Justice et de la Concorde.

Le ciment qui unit ces héritiers légitimes des constructeurs de l’Antiquité et du Moyen-Âge, c’est une foi inébranlable dans l’ordre Universel et dans sa loi d’équilibre et de progrès, dans l’Homme et dans sa perfectibilité, dans le Travail et dans sa Vertu libératrice.

Plus qu’une institution, la Franc-Maçonnerie est une méthode traditionnelle d’accès à la connaissance, et par elle à la Liberté. Car la vraie Liberté, celle de la conscience, s’acquiert par le travail et se conserve par la persévérance.

Les Franc-Maçons ne sont ni des sages, ni des moralistes, ni des philosophes, ni des saints. Ils n’aspirent qu’à être pleinement et dignement des hommes. Ils sont profondément respectueux de la personne humaine et vénèrent la pensée créatrice. Ils combattent l’ignorance, la paresse, la contrainte et la violence sous toutes leurs formes.

Ils ne prêchent que l’exemple et s’abstiennent de tout prosélytisme.

Voilà une belle présentation de notre ordre et de ses buts. Si ces propos sont en phase avec vos pensées, si vous désirez entrer en Franc-Maçonnerie, si votre désir de vous perfectionner est exempt de toute curiosité et de tout intérêt d’ordre financier ou matériel, si votre soif de connaissance est pure et honnête, alors contactez-nous. Nous nous ferons un plaisir de vous documenter pour vous informer plus en détails sur les richesses de notre ordre.

N’est-ce pas dangereux de s’afficher ainsi? Je suis très respectueux de la tradition qui veut qu’un franc-maçon ne fasse pas étalage de son appartenance. C’est une question d’humilité et de savoir-vivre. Maintenant, soyons clairs: Je n’ai aucune raison non plus de me cacher de mon engagement. Faudrait-il que nous ayons honte du temps que nous passons à tenter de nous perfectionner et à essayer d’œuvrer en vue d’un monde plus fraternel? Je ne le crois pas. Y a-t-il un risque pour ceux d’entre nous qui acceptent de se laisser identifier? Oui, incontestablement, l’histoire l’a suffisamment montré. Mais, à mon très humble avis, on ne peut pas à la fois se réclamer de Voltaire, de Condorcet, de La Fayette, de Pierre Brossolette et de Jean Moulin (entre autres) et se cacher à l’avance, pour le cas où l’intolérance et la barbarie reviendraient. N’est-il pas plus simple et plus efficace de montrer simplement, sans pour autant trahir nos « secrets » traditionnels, ce qu’est réellement la Franc-Maçonnerie afin de disperser les calomnies de ses adversaires?

Pour ces raisons, très sincèrement, je ne pense pas avoir manqué à notre devoir de discrétion. Si vous avez un point de vue différent du mien, je vous saurais gré de m’enrichir en m’en faisant part. Contactez-nous simplement par email et laissez-nous les coordonnées nécessaires pour vous joindre.